
Bonjour à tous et toutes,
Le lipogramme consiste à écrire un texte, une poésie, sans utiliser, dans chaque mot, une lettre précise. (souvent une voyelle)
Un ananas frais
Un jour, j’ai voulu bâtir nos souvenirs autour d’un fruit : l’ananas.
Tout à coup, j’ai vu un grand champ d’ananas mûrs servis à point : fruits rutilants d’apparat pour garnir un plat imposant. Voyons !… Invitons un gourmand appréciant un corps doux, piquant à la fois ! Confiant, goûtons à un infini plaisir… Il s’agit du fruit charnu, trapu, tant vu par les Thaïlandais ! Ici, transport garanti du matin au soir. Au bistrot, jus d’ananas pris au bar du coin, sur un zinc ! Brillants discours issus d’un charmant pays lointain. A midi, fin poisson brillant cuit au court-bouillon, riz, haricots blancs, pois… Pour finir, savourons un bon savarin au rhum. Un plus ? L’ananas frais suivi d’un bon chocolat chaud.
J’ai écrit en quelques lignes un texte qui ne contient jamais « la lettre interdite » que j’ai choisie : le « e ».
J’ai opté pour un fruit exotique : l’ananas. Je rassemble mes idées, je les note ; elles serviront par la suite. Je peux réfléchir à un
petit scénario qui constitue le fil directeur d’une histoire. Je peux aussi développer le contenu du récit au fur et à mesure que surgit l’inspiration. – A chacun sa méthode. –
Le lipogramme n’est pas « qu’un jeu formel. » La forme (ici, la contrainte : l’absence de la lettre « e ») fournit un fond (une manière « d’habiter la langue. »)
Dans le roman de Georges Pérec, (1969) « La Disparition » il n’y a jamais la lettre « e » dans le texte.
Jacques Arago (1853), rédige un lipogramme en « a » (sans la lettre a) : Voyage autour du monde.
A vous, peut-être, d’écrire un lipogramme ! Envoyez votre création sur le site Plume de Poète. Merci.
Bonne journée à tous et toutes.
G.L. Gérard Lepoutre.