Vous avez dû remarquer que je vous promets des minutes philosophiques plus courtes, et que, pourtant, je demeure un tantinet prolixe. Aussi le thème du jour sera la procrastination.
Il est bien connu que le français, mais tout autant la française et pas seulement celle des jeux, a la fâcheuse habitude de s’inquiéter de sa déclaration d’impôts le dernier jour et à la dernière heure.
Notre quotidien semble une succession d’occurrences de paroles de procrastination.
On disait communément qu’il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même, mais de plus en plus la maxime mute en ’il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l’on peut se faire faire le jour même…par autrui.
Nous avons déjà consacré une réflexion à la parole non tenue, mais il s’agit ici non seulement d’une promesse ou d’un engagement envers autrui, mais envers soi-même.

Mon grand-père, grand philosophe sans le savoir, aurait invoqué le syndrome du barbier : demain on rase gratis. On pourrait aussi parler de celui du fumeur qui se jure de diminuer dès le lendemain d’une cigarette sa consommation de nicotine et qui le lendemain se félicite de ne pas en avoir fumé une de plus.
T
rop de personnes n’ont plus de parole fiable ni pour les autres ni pour elles-mêmes.
La procrastination sera-t-il le mal du siècle ?
En tout cas, je vais tenir ma promesse de ne vous livrer qu’une courte minute philosophique et surtout essayer d’enfin finaliser ma chanson Le blues de la procrastination.

Mais de cette composition, j’essaierai seulement de vous parler, si tout va bien….. demain….
Pourquoi fait on de la procrastination?
Peut être pour se faire croire qu’on vivra éternellement?
Jean Marie vous êtes génial bonne semaine à vous amicalement Colette
Mon commentaire tombera dans le domaine de la procrastination