
Nous commémorons ce jour le martyre d’André Kim, jeune prêtre de 25 ans et de 103 prêtres en Corée, tous victimes des pires tortures avant décapitation.
10.000 autres chrétiens les ont ensuite suivis dans le même martyre.
Au même moment, l’actualité nous parle d’une jeune femme martyrisée en Iran.

Il s’agit de Mahsa Amini, jeune femme de 22 ans, arrivant à Téhéran depuis sa province du Kurdistan. Elle qui était venue profiter de la douceur du printemps en la capitale a vu son séjour virer au drame. À peine était-elle arrivée à destination le 13 septembre dernier qu’elle a été interpellée en pleine rue par la police des mœurs, une unité parfois meurtirère du ministère de l’Intérieur chargée d’appliquer les règles vestimentaires strictes pour les femmes, se référant au code de la révolution islamique de 1979.
Longuement violentée, Mahsa Amini est décédée vendredi dernier après trois jours de coma
« Chère Mahsa, ton nom va devenir un symbole », proclame dimanche, sous la photo de sa tombe, la une du journal Asia à l’unisson d’une grande partie de la presse iranienne choquée par la mort de la jeune femme martyrisée et tuée par la police des mœurs.
Nous avons ici évoqué des martyres en raison de sa religion (en Corée) et au nom de la religion (en Iran).
Que signifie le mot martyre au fait… ? Ce mot vient du grec Marturion qui signifie «témoignage». Passé ensuite au latin, il est devenu martyrium puis martyre en francais.
C’est ce à quoi s’expose toute personne défendant sa foi ou une juste cause.
Le croyant, en une religion ou en une juste cause, ne doit cependant pas considérer que le martyre soit un passage obligé, mais que le témoignage sous toutes ses formes est la raison d’être de toute sa vie.
Croyants, étant tous témoins, nous pouvons comprendre le mot martyre, mais verser son sang n’est pas l’appel de tous, par contre donner de son temps semble indispensable pour être crédibles et porter du fruit !

C’est inhumain, intolérable, inadmissible, innommable, insupportable, détestable, pitoyable, désespérant, incroyable, atroce, il n’y a pas de mots suffisamment forts pour exprimer ces sentiments qui me fracassent le cœur, mon âme et mon être tout entier… Je pleure, voilà ce qui en découle !