La nuit n'est pas pour nous, pauvre amante lointaine. Le temps a eu raison du dernier clapotis Qui chantait doucement sur l'eau de la fontaine, Où se mirait l'instant où nous étions blottis. Car un vent scélérat vient de râcler la plaine Avant de terrasser la fleur du myosotis, Emportant ses parfums et son ultime graine Au hasard des nuées des cieux appesantis J'aurais pourtant voulu te dire un bonsoir tendre Sur nos chemins menant aux sources de la paix, Ce bonsoir que ton cœur se plaisait à entendre, Celui qui fait la joie des silences épais, Sans jamais s'abreuver ni de peur ni d'angoisse Dans l'Azur chancelant dont l'étoffe se froisse.
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La nuit n'est pas pour nous, pauvre amante lointaine.
Le temps a eu raison du dernier clapotis
Qui chantait doucement sur l'eau de la fontaine,
Où se mirait l'instant où nous étions blottis.
Car un vent scélérat vient de râcler la plaine
Avant de terrasser la fleur du myosotis,
Emportant ses parfums et son ultime graine
Au hasard des nuées des cieux appesantis
J'aurais pourtant voulu te dire un bonsoir tendre
Sur nos chemins menant aux sources de la paix,
Ce bonsoir que ton cœur se plaisait à entendre,
Celui qui fait la joie des silences épais,
Sans jamais s'abreuver ni de peur ni d'angoisse
Dans l'Azur chancelant dont l'étoffe se froisse.