Salifou, tous les jours m’écrit
Il s’inventait chasseur de pierres
Dans son Afrique loin du désert
C’était sa passion, son défi.

Il se démenait à grand peine
A chercher jusqu’à nuit tombée
Pour la montrer au joailler
La moindre belle pierre qui traîne.

Il y mettait plus que son cœur
Faisant offrande aux démunis
Comme son Dieu le lui avait dit
Quitte à jeûner plus qu’à son heure.
Il demandait au Grand Allah
Pardon de l’avoir offensé
Mais bien que l’ayant adoré
Le miracle n’était pas là.

Il était sûr de son amour
Pour l’unique Dieu de sa foi
Des sacrifices il était roi
Mais s’étonnait du non-retour.
Il n’était pas trop exigeant
Il se contenterait du peu
Que lui ferait trouver son Dieu
Saphir, or, rubis ou diamant.

Il était le seul à y croire
Fier de s’appeler Koala
Celui qui ne renonce pas
Le seul chercheur de Côte d’Ivoire.

Il partait loin de Dimbokro
Dans une célèbre forêt noire
Sur une voie portant l’histoire
D’un train qui ne roulait plus trop.

Une route longe ces rails
Et des voisins allant semer
Dans leur champ l’avaient critiqué
Ce n’étaient que de vieilles canailles.

Il leur disait chercher des feuilles
Pour ses moutons qui n’en n’ont plus
Des ovins qu’il n’a jamais eus
Ce qu’il voyait comme un clin d’œil.
Un jour Salifou sera riche
De sa foi et de son courage
D’avoir récolté avec l’âge
La sagesse qu’enfin on déniche.
La vraie richesse est parfois là où on ne l’attend pas. Bises
Merci Jean- Marie,c’est très beau!
Bonjour
Magnifique comme toujours
c’est une belle légende de l’apprentissage je trouve