
Tombé du grand ciel sans filet
Je me sens petit prince assommé
Par la bêtise d’un monde laid
Qui n’aime que ce qui est compté.
Pas de renard pour bavarder
Mais des troupeaux de loups humains
Qui bavent et mordent sans penser
Qu’entre frères on se doit du bien.
On n’est pas dans un roman
Tout pourrait lui arriver
Mêm’le plus inopiné
Puisqu’ainsi changent les temps.
L’intelligence comme les roses
Sont devenues artificielles
Le gens se calculent comme des choses
Dont les épines seraient de fiel.
Les rois ne sont plus que des quilles
Qui se renversent l’une et l’autre
Gouvernant entre deux béquilles
Marchandant même leurs apôtres.
On n’est pas dans un roman
Tout pourrait lui arriver
Mêm’le plus inopiné
Puisqu’ainsi changent les temps.
Le serpent devient vaniteux
Le businessman un vil ivrogne
Les réverbères n’ont plus de feux
La pilule sent l’eau de Cologne.
Toutes les galères se suivent
Mais ne se ressemblent pas
On reçoit tout sur les bras
Si l’on ne jouer pas l’esquive.
On n’est pas dans un roman
Tout pourrait lui arriver
Mêm’le plus inopiné
Puisqu’ainsi changent les temps.
Où est passé le géographe
Que recherchait notre aiguilleur ?
Ecrira-t-on sur l’épitaphe
On ne voit bien qu’avec le cœur ?
Tombé du grand ciel sans filet
Je me sens petit prince assommé
Par la bêtise d’un monde laid
Qui n’aime que ce qui est compté.
On n’est pas dans un roman
Tout pourrait lui arriver
Mêm’le plus inopiné
Puisqu’ainsi changent les temps.
A écouter ici en chanson :
Un monde déprimant et qui fait peur, qui présage des évènements très inquiétant fait par des hommes qui ne font que compter et de bouffer l’autre…
Tu en as fait un très beau poème réaliste…
Bien à toi Jean-Marie…
Toutes mes amitiés poétiques.
PatKadéka, Pat
Merci pour cette parenthèse dans ce monde anxiogène
Bonne journée
“La bêtise d’un monde laid, qui n’aime que ce qui est compté” : c’est bien là où nous en sommes ! Mais malheureusement c’est cette triste réalité qui fait peur ! Merci, pour la clarification de ce constat amer et qui ne présage rien de bon !
Très beau texte porté avec mélancolie par une musique posée finement, un murmure de Dylan ” Times are changing” qui va bien avec tes vers …c’est lucidement triste, ça pourrait angoisser mais on se laisse séduire par la mémoire de ce Petit Prince aux cheveux comme des épis de blé et le conditionnel” pourrait” permet de s’envoler encore … loin des choses pas si belles que ça ! Merci de ces beaux vers …
Tu as raison de soulever la référence de ce magnifique écrit du petit prince de St exupery.
Ton récit nous rappelle que le cœur est essentiel dans ce monde en mouvements contraires et turpitudes mondiales !!
Comme tu l écris il faut encore espérer et croire mais hélas, nous constatons l ‘éloignement de cette magnifique réflexion qu avait si bien ecrit cet auteur ,mais il est bon de s’exprimer en ce sens merci pour ce magnifique partage .
Merci Jean Marie pour cette tres belle chanson qui nous montre bien que le monde n’ est plus ce que le petit prince souhaitait mais a chacun de le changer par l’ amitié les uns envers les autres
Jolie journée à toi bisous Domi
Très jolie nouvelle version ! C’est très réussi. Belle journée à toi. 👍
Le Petit Prince a raison de garder la tête froide dans ce monde de chaos. Et gardons notre cœur pur. Pour chasser de mauvaises pensées.
Dans le chaos du monde, gardons le coeur confiant comme celui du petit Prince et allumons nos réverbères comme autant de lumières d’espérance pour chasser l’obscurité…
” Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il allume son réverbère, c’est comme s’il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l’étoile. C’est une occupation très jolie. C’est véritablement utile puisque c’est joli. (…)
Celui-là, se dit le petit prince, tandis qu’il poursuivait plus loin son voyage, celui-là serait méprisé par tous les autres, par le roi, par le vaniteux, par le buveur, par le businessman. Cependant c’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même. (…)”
Un poème qui exprime tant de peine, que je comprends tellement…bisous et continue, le soleil revient toujours après la pluie