La nef des fous – Jean-Marie Audrain

 

Sur la nef des fous

Tout le monde se fout

Du malheur des voisins

Des souffreurs du quotidien

On n’ y pleure et rit que de nous

 

« Rien ne va plus » entendons-nous partout

Mais en même temps des « Comment allez-vous ? »

Paroles sans réfléchir et salut sans regarder

Comment voulez vous que tout puisse aller ?

 

Les grands succès de nos télévisions

Sont maintenant les mêmes émissions

Des jeux, du sport, et des séries sans fin

Las actualités, on s’en bat le train.

 

Sur la nef des fous

Tout le monde se fout

Du malheur des voisins

Des souffreurs du quotidien

On n’ y pleure et rit que de nous

 

Les pauvres font partie du paysages

Des pions n’entravant pas notre passage

Rarement ils nous parlerons Français

Nous laissant les regarder comme des muets.

 

Quand on ose converser sur nos valeurs

On nous répond « vous devez faire erreur ».

Mots d’un ancien monde, tous surannés

Ne reste que la foire aux copié collés

 

Sur la nef des fous

Tout le monde se fout

Du malheur des voisins

Des souffreurs du quotidien

On n’ y pleure et rit que de nous

 

La radio nous en avait avertis

Nous sommes des clowns, des fous, des abrutis

Le français n’ont tous que ce qu’ils méritent

A la hauteur des salades qu’ils débitent.

 

Les églises se vident, les croyances varient

On y tire les cartes où tout nous sourit

La fraternité n’est plus proclamée

A côté des morts, Dieu est enterré

 

Sur la nef des fous

Tout le monde se fout

Du malheur des voisins

Des souffreurs du quotidien

On n’ y pleure et rit que de nous

 

A écouter ici en chanson :

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (958)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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