La mélomania – Jean-Marie Audrain (à mon ami Bruno)

Le soir, en rentrant du boulot,

Je branche ma chaîne à fond la gamelle.

Je monte les basses et le mezzo,

Il n’y a qu’une musique que je trouve belle.

 

Refrain :

J’aime pas le funky et j’aime pas le disco,

J’aime pas le new-wave et j’aime pas le rétro,

J’aime pas le hard-rock et j’aime pas le mélo,

Je n’aime pas les musiques de la radio

Je n’aime que le tutti-frotta !

 

Tout un week-end, dedans mon bain,

Je me décrasse aux décibels.

Les vibrations me font du bien,

Même si la musique n’est pas belle.

 

Le funky me donne des allergies,

Le disco de l’impétigo,

La musique classique m’asphyxie

Et le mélo me met K.O.

 

Dans le métro, au cinéma,

Mes oreilles sont bien à l’abri

Des bruits, des musiques que j’n’aime pas.

Mon walk-man c’est le paradis.

 

Le rock me choque, le jazz me rase,

La variété me donne des nausées,

La musique soul me rend maboul

Le reggae m’excite plus qu’il ne me plaît.

 

Quand je suis malade pour de bon,

Je fais ma musicothérapie.

J’avale deux ou trois partitions,

Je fais des pansements de bande hifi.

 

Mes potes me disent que je suis toqué

De la musique, ça c’est bien vu.

Je ne suis pas vraiment intoxiqué

Mais sans ma dose je ne dors plus!

 

PS : Version non élidée comme elle l’est dans la chanson où tous les e sont muets

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (967)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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2 Commentaires
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Grant Marielle
Invité
8 octobre 2020 7 h 07 min

Amusant!