
Souviens-toi des soirées d’été sous l’alaterne,
De ces soleils couchants aux rayons généreux,
Des clairs de lune scintillant de mille feux,
Plus beaux que les reflets mouvants de la lanterne.
Souviens-toi du jardin, des fleurs sous la poterne,
Des jasmins aux parfums puissants et capiteux,
De la nappe brodée, des repas, des vins vieux,
Des eaux fraiches puisées à la vieille citerne.
Rappelle-toi ce crépuscule transparent
Dans l’étrange balai des vols de chéiroptères
Et du temps merveilleux de notre étonnement.
Car dans cette clarté tombée des réverbères,
Riche de tant d’émois et de complicité,
Montait ce trouble, par ton regard suscité.