Noircir la feuille – Katia Kebbache

On écrit ce qui nous échappe
On écrit ce qui nous dépasse
On écrit pour le On
Au risque de se perdre encore
Dans ce labyrinthe,
labyrinthe du Je

Je lis ceux qui ont la plume facile
Je lis ceux qui apprivoisent leurs démons

Moi, ma feuille blanche vole, voyage
à peine noircie,
à peine,
à peine je l’a saisie

Elle oublie ce qui la tourmente,
Et pourtant c’est elle, la feuille blanche qui sait
Pourtant On fait Un

 

Un,

Encore Un
Encore

Encore ce labyrinthe,
ce labyrinthe du Je

Katia Kebbache

Katia Kebbache (7)

À propos d'elle
L'écriture est cette chose qui l'a toujours animée, un petit espace qui l'ancre dans une dimension à la fois absurde et existentielle. Elle jongle entre les lettres, la photographie, la peinture et la musique. Elle aime la philosophie, ne se conforme pas aux règles de l'écriture, sa plume est libre. Pour elle, écrire est une nécessité, elle n'aime pas le mot artiste, elle préfère l'humain.
Elle aime les fourmis, les abeilles, les plantes, l'astronomie et tout ce qui se cache derrière la chose.
Elle aime lire tout ce qui lui tombe entre les mains, elle aime rêver, elle aime façonner, elle aime dire, elle aime rire, elle aime.
Beaucoup d'elle sans elle,
Elle aime parler de ce rien
Elle aime surtout tout ce qui fait lien.
Elle.

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1 Commentaire
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Jean-Marie Audrain
Membre
31 mars 2026 18 h 30 min

Une bien belle poésie qui me parle grandement car 100 fois j’ai eu le désir d’écrire sur ce sujet et 101 fois j’y ai renoncé. Comme le portrait d’une amie intime à qui tu te confies.