
Il m’a dit : « C’est complet !
Tu ne peux pas me suivre
Là où ce soir je pars
Ce n’est qu’à tout jamais
Un aller solitaire
J’abandonne sans regret
Ce monde en faux-semblants
Et me laisse glisser
Sans bagage et sans larmes. »
J’ai répondu « Ami,
Je connais des voyages
Que l’on peut faire à deux
Vers d’autres destinées
Et d’où l’on s’en revient
Inconnus à nous-mêmes
Refigurés plein-cœur
Pour un nouveau départ
Encore insoupçonné. »
Elle m’a dit : « C’est fini !
A Dieu ou bien à Diable
J’embarque pour l’inconnu
Abandonnant place nette
A ceux qui m’oublieront
Moi qui n’étais qu’une ombre
Au milieu du troupeau
Je m’en vais avec elle
Me fondre en son pays ».
J’ai répondu « Amie,
Je connais des voyages
Que l’on peut faire à deux
Vers d’autres destinées
Et d’où l’on s’en revient
Inconnus à nous-mêmes
Refigurés plein-cœur
Pour un nouveau départ
Encore insoupçonné. »
Il m’a dit : « C’est raté
Je peux jeter l’éponge
Laissant sur le tapis
Mes faux espoirs déçus
Condamné je me vois
Qui me bande les yeux
Pour sombrer en apnée
Tout au fond du Grand Noir
Où se dilue la vie ».
J’ai répondu « Ami,
Je connais des voyages
Que l’on peut faire à deux
Vers d’autres destinées
Et d’où l’on s’en revient
Inconnus à nous-mêmes
Refigurés plein-cœur
Pour un nouveau départ
Encore insoupçonné. »
A écouter ici en chanson :