Elle rayonnait, féline,
En un lieu forestier.
La parole câline
Engendrant l’amitié.
Elle était ce qui plait
Et les chats du village
Venaient soigner leurs plaies
En suivant son sillage.
Au-dessus des abîmes
L’albatros bohème
Recherchait une cime
Où couver ses poèmes.
Il habitait les cieux
D’un monde parallèle
Où, libre et gracieux,
Il déployait ses ailes.
Fumets interférents,
Saute de vents contraires,
Ces êtres différents,
Un jour, se rencontrèrent.
Point ne fut l’euphorie
En ce premier contact.
Seule l’intrigue mûrit
Et le manque de tact.
Lors Cupidon pourtant,
Défiant toute logique,
Tira, à bout portant,
La fléchette magique.
Elle perça les deux cœurs,
Souda les deux destins,
Ne laissant, pour vainqueur,
Que l’amour au matin.
© Philippe Dutailly – 18 07 1981
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Tombé amoureux de "L'albatros" de Charles Baudelaire, poème appris lorsque j'étais 'écolier et nourri au hasard de Victor Hugo, Georges Brassens, Léo Ferré, Lamartine et beaucoup d'autres, j'ai commencé à faire rimer les mots vers l'âge de 18 ans. D'abord très inspiré par Brassens, j'ai pris, au fil du temps, mon autonomie pour en venir à des textes plus intimes qui, pour certains, servirent d'exutoire à des émotions mal vécues. J'ai tenté des textes humoristiques (La ronde infernale, la crue), des textes légers (Langueurs impressionnistes, Sirènes), des textes d'amour (Les temps morts de jeunesse) et des textes plus graves (L'holocauste, l’Apocalypse)
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