Par Dieu seul sait quel divin hasard vous voici les confidents d’un dialogue au sommet. Diabolique providence que celle qui vous rend contemporains d’une controverse intemporelle ! Séant, un boucan d’enfer joute avec le silence des espaces infinis !

Comme cela devait arriver, il advint que l’Éternel apostrophât le Malin :
” Ne crois-tu pas, faux frère, qu’il serait temps de se réconcilier ? Tes malices finiront par te faire perdre ton latin ! “
Le maître des enfers ricanait dans sa barbe de sa voix d’outre-tombe : ” Sois donc plus terre-à-terre. Que diable vas-tu inventer ? Je suis méconnaissable, caché entre ceux qui me voient partout et ceux qui me confondent avec une image d’Épinal. Je me délecte de cet embrouillamini où l’on ne distingue plus ma main de la tienne ! Dans l’ombre, je ronge le monde sur sa face morale. Bientôt on ne distinguera plus l’homme de la bête et la femme de l’objet .”
Le divin créateur proposa un marché équitable :
” Si tu reviens au bercail des anges fidèles, je ferai rajouter, à titre apocryphe, la parabole de l’ange prodigue aux écrits canoniques. “
La tentation était habile et Lucifer ergota :
” Ta proposition est loin d’égaler celles que j’ai généreusement exposées à ton premier né dans le désert. Or, je ne sais plus à quel démon me vouer. “
La réponse céleste fusa comme l’éclair : ” Nom de l’Homme, n’aurais-tu point lu ton horoscope dans le livre de l’Apocalypse ” La femme écrasera le serpent “. Tu n’es pas né sous une bonne étoile, tes cartes sont brouillées: hier tu as séduit Ève mais aujourd’hui tu trembles devant Marie, ma Mère adoptive. “
Judicieusement inspiré, le Prince des ténèbres, honteux et confus, biaisa, jura, mais sur le tard, qu’on en reparlerait à Pâques ou à la Trinité
Merci mon ami Jean -Marie de ce bel écrit , profond et mystique , touchant, et révélateur bravo j’ai adoré ma lecture. Que la bonté demeure la devise suprême de la bonne communication humaine entre Hommes et entre ciel et Hommes.
Mes sincères amitiés, excellente soirée
Fattoum.