D’habitude en habitude – Jean-Marie Audrain

 

Bien sûr qu’on regrette l’avant
Appelé le bon temps
Mais ensuite les maux sont venus

Des malheurs qu’on aurait pas cru, bien sûr
Bien sûr, on se dit nom de nom,

Car rien n’arrive sans raison

Même cela donne des frissons

 

Mais d’habitude

En habitude

De coup en coup

De tort en tort

On cache les blessures les plus rudes

D’âme et de corps.

 

Bien sûr d’autres souffrent plus que nous

Nous tous on se l’avoue

Et quand on voit le pire ailleurs

Le moins pire se muerait en bonheur, bien sûr

Bien sûr, se plaindre ne sert à rien

Chacun suit son chemin

Chaque pas rimant avec chagrin.

 

Mais d’habitude

En habitude

De coup en coup

De tort en tort

On cache les blessures les plus rudes

D’âme et de corps.

 

Bien sûr nous n’avons pas la guerre

Juste des crues passagères

Et Paris déjà ne brûle plus

On ne craint plus l’inattendu, bien sûr

Bien sûr, souvent les prix s’affolent

Loyers comme gazole

Et budget taillé coupe au bol.

 

Mais d’habitude

En habitude

De coup en coup

De tort en tort

On cache les blessures les plus rudes

D’âme et de corps.

 

Bien sûr tout finira un jour

Le contre comme le pour

Et il faut bien que tout s’achève

Les cauchemars comme les rêves bien sûr

Bien sûr, on sait que solitude

Rime avec lassitude

Et aussi avec finitude.

 

Mais d’habitude

En habitude

De coup en coup

De tort en tort

On cache les blessures les plus rudes

D’âme et de corps.

 

Mais d’habitude

En habitude

De coup en coup

De tort en tort

On cache les blessures les plus rudes

D’âme et de corps.

 

 A écouter ici en chanson :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (972)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

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