De l’un fini à nous deux – Guillaume Aatira

 

Jamais je n’entendis le chant de pâle aurore

des oiseaux qu’apeuré je gardais sous ma peau.

Ils n’avaient pas pu, las, de leur oeuf même éclore

Endormis par un vent soufflé du tombeau.

 

C’est la plus froide et ténébreuse amphore

que celle où le sang vif dort comme la plus calme eau.

Trésor perdu en moi,  quelle grande Pandore

te délivrera donc de ce sombre caveau ?

 

Je suis une prison à mes espoirs mort-nés

Un désert asséchant la  noble hémorragie

d’un coeur se voulant fort mais que les temps damnés

ont bloqué dans l’élan de sa jeune énergie.

 

Mais toute geôle connaît le parfum des vertiges,

La chanson des confins et le toucher de l’air.

Mon amour, tu es là, quittons ces vestiges

où l’esprit se renferme et où se meurt la chair.

 

Buvons jusqu’à la lie aux verres des amants

la sève du bonheur. Soyons notre royaume

et affirmons bien haut que tous nos tremblements

Briseront les durs fers de la femme et de l’homme.

 

 

 

 

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