
Loin des plages de cocotiers
Et de leur moiteur tenace
Nous irons par les sentiers
Marquant le sol de nos traces
L’odeur âcre des fougères sèches
La note sucrée des pins
Qu’un vent frais et gourmand lèche
Dans un faux vallon alpin
Le soleil intense éclaire
Les buissons de lantanas
Fleuris aux ronces sévères
Aux effluves du Fenua
La buse de Gould vole sans bruit
Les mouches bruissent dans leur ébats
L’éclat d’une cascade luit
Dans la vallée tout en bas
Des nuages flottent sur la cime
Où depuis les plus hautes roches
Nous admirons dans l’abîme
L’azur de la mer si proche