Concupiscences – Anne Cailloux

La tristesse arrive comme une trainée de blues,

ma poésie deviens veuve

dans des maux, si chair à mon cœur

semblable à des larmes, qui inondent mon parchemin.

 

Les reliefs de la nuit s’estompent

comme une lampe voilée

sur des idées dénudées

sur des envies intemporelles.

 

Il est passé comme un ouragan

sans trouble, il m’a murmuré

ses concupiscences, dans une nuit sans fin

dans une faim sans non.

 

Les sentiments en sentinelles

veillent en corps, attendant,

de remonter, dans une valse d’espoir,

les souvenirs tombés dans l’amer.

 

Envies névrotiques indomptables

d’un hier qui se veut demain

d’un creux obscur qui réveille le bas des reins

dans une attente en semi-liberté.

 

J‘aimerai dénuder sa pudeur

qu’il me mime les lettres de Musset

dans une addiction, je remonterais des enfers

pour devenir Georges Sand.

 

©Anne Cailloux

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7 Commentaires
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Invité
2 juillet 2019 10 h 59 min

Bonjour Anne j’ai lu votre poème avec beaucoup d’admiration, malgré la tristesse la beauté de vos mots devance ces émotions noires, de très belles images et des métaphores c’est agréble à déguster
Excellente journée
Mes amitiés
Bises.
Fattoum.

Christian Satgé
Membre
1 juillet 2019 10 h 48 min

Un joli et tendre retour tout en sensualité comme vous savez si bien le faire. Mais, cette fois, j’y trouve une retenue – que je n’ose qualifier de pudeur – qui est un vrai petit tour de force, petite belette. Vous m’aviez manqué…

Invité
1 juillet 2019 1 h 47 min

Très bel écrit, , de sa profondeur, de ses mots…
Merci
Ol