
J’écris pour égayer ma vieillesse imminente,
Pour tous ces vieux amants qui sont d’anciens amis
Et pour de vieux amis, dont certains se lamentent
De n’avoir pas connu les secrets de ma vie.
Oui, le pouvoir des mots et de l’imaginaire
Sera seul maître à bord de mon rêve évanoui :
Lorsque la chair se meurt, s’en vient la bonne chère
Qui aura le défi d’ouvrir mon appétit.
Faisons un dernier feu des blandices tardives,
Nourrissons-le du bois des joyeux souvenirs.
Le verbe asséchera mes larmes maladives
Et mon corps en esprit sera près de guérir.
YG
Fin des éditions d’archives