
La forêt est comme incendiée
Léchée par les flammes écarlates
De la vigne vierge acrobate
Les sous-bois se trouvent irradiés
Par des tons jaune vif et vermeil
Dont la clarté nous émerveille
Les feuilles tombent en feu d’artifice
Par les grands arbres déversées
Et sont à nouveau dispersées
Par le vent dont les bons offices
Font tournoyer des tourbillons
De couleur fauve et vermillon
Les pluies succèdent à l’incendie
Toutes les flammèches noircissent
Dans la brume humide refroidie
Nombre de champignons jaillissent
Au sein d’un tapis essoré
De feuilles devenues mordorées
Au ravissement du promeneur
Devant toute cette flamboyance
Succède un sentiment songeur
Et triste de la brève existence
De ces instants d’émerveillement
Qu’il faut saisir au bon moment