
Englué dans l’ennui comme dans une boue,
Le bétail des humains essuyant sa sueur,
S’éveillait dans le froid dès la moindre lueur,
Quand, de la rue, montait un grincement de roue :
Des boeufs crasseux tiraient un char dans la gadoue
Et des volets claquaient à l’heure du labeur;
La nuit, fille du temps, retenait sa lenteur,
Le vent hurlait comme un condamné qu’on encloue.
Mais parfois à l’instar d’une étoffe qu’on froisse,
Un ciel de fer s’ouvrait libérant son angoisse
Sur la terre irisée de reflets chancelants;
Des flaques d’aube bleue, ainsi qu’en eau profonde,
Laissaient alors rêver aux lumières du Monde
Dans des trouées d’azur parmi les goélands.
Bonjour Richard,
Superbe poème.
L’on se représente bien la scène décrite.
L’on “voit” les animaux, les éléments naturels jouant un rôle important.
Sous-jacent, les activités de l ‘Homme.
Cordialement.
G.L.
Bonjour
Merci pour la visite. A noter que le mot “boeuf” comporte une faute de frappe, n’ayant pas réussi à coller le “e” avec le “o”.
Amitiés.
les eaux libératrices ….
Mais parfois si destructrices ….
J’ai beaucoup aimé, merci pour ce partage.
Cordialement.
Pascale