Gravé sur les pavés couverts de pas perdus
Le destin recopie une page de livre
Comme un masque en velours brutalement délivre
Les rêves d’un sommeil que la nuit a fondus.
Ils poursuivent les cœurs par des malentendus
Ceux qui roulent les mots dans des feuilles de givre
En dérobant au ciel une langue de guivre
Dont les ongles souvent gardent les résidus.
Puis l’aube se dérobe aux prières du sage
Et fuit vers le matin porter dans un message
Le souvenir d’un temps sauvage et immortel.
Or sous un drap de lin déchiré par la rouille
Un visage poupin dans un bain de pastel
Contemple le soleil inonder sa dépouille.
Francis Etienne Sicard Lundquist @2015
